dimanche 6 juin 2010

De la nécessité du surplus.

Soirée super hier. Dans l'herbe, à coté d'un feu, comme des américains dévergondés... N'empêche qu'on avait pas besoin de grand chose là bas. C'était tout simple, on disait des conneries et ça suffisait. J'avais pas besoin de mon mac ou de mon blackberry, de la télé ou de mon rouge à lèvre. J'avais les cheveux plein de fumée et de sueur, et c'était bon. Parce que j'étais avec des gens cools, et on avait besoin de pas grand chose pour être bien.

Comme quoi, au quotidien, on se fait avoir. On nous bourre le crâne avec de l' "avoir" justement. Alors qu'on devrait en revenir à l' "être" : l'humain, le vivant, pas la machine, le gadget et l'électronique. l' "être" ensemble, l' "être" heureux, l' "être" bien. Mais c'est meilleur pour eux qu'on cherche à avoir, à posséder, à être propriétaire, à avoir sa petite fortune privée. Super. Ça me dégoute de tomber continuellement dans le panneau. Tout ça pour un peu plus, et toujours plus de confort, de facilité, de rapidité, d'efficacité... alors que Val taille si bien les bâtons pour les chamalow (orthographe inconnu) on se casse le cul à acheter des pics à brochettes avec manche ergonomique et légèrement design. Ouais y en a pleins les tiroirs chez moi, des trucs dans le genre.

Pfff. Le pire c'est que même en s'apercevant du pathétique de la chose, il est bien difficile de sortir du système, de se retirer, de dire non, stop, je veux pas de ça. On est piégés, les mecs. On nait dans une société, on y reste ? Alors on sera jamais libre. Tout ce que tu peux faire c'est partir dans un autre pays, dans un nouveau peuple, peut-être un peu plus pauvre et donc peut-être moins superficiel. Mais Beckett l'a dit : "Dehors, c'est un autre enfer". Tu résous tes problèmes ici, t'en chope d'autres là-bas. Alors on fait quoi ? Bah on vit comme ça, n'importe où. Je pense que le mieux c'est de trouver les bons compagnons de galère.

KLM

Posté par Calling à 11:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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